Pour toi, qui lorsque je parle me comprends, lorsque j'écris me ressents, et lorsque je me tais fais les deux :
Elle fut figée par le sel
De deux lumières jumelles
Et la neige hérissée
L'a enfouie condamnée
Par le sacre glacé
D'un amour refoulé
La morsure comme une corde
A bercé aux quatre vent
La pourriture de la horde
Qui la rongeait l'exortant
Lorsque se sont effilées
Les notes qu'égrennaient
Son coeur elle a juré
Qu'elle ne cesserait jamais
De crever de ses cris
Le silence étalé
Sous l'air chargé de pluie
Dont tous se délectaient
L'encerclant les roses
De ceux qui l'avaient rossée
Elle ne les voyait pas
Ne voyant d'autre chose
Que la nuit étirée
Ou la vie tassait le pas
La lumière qui se répendait
Poussièreuse sous le vent humide
Leurs sourires elle dépeçait
De toute leur splendide
Sa fraicheur timide
Qui toujours la désservit
En un baiser ultime
A terrassé l'envie
Parmis les non intimes
De sourire à la vie
Ils préférèrent l'amour aride
Dont ils avaient médit
Et ses caresses maritimes
Qui comme la mer se rie
De ceux qui la sublime
Sans comprendre qu'elle leur nuie
Ses amis en revanche
Fuirent imergés de soie
D'étoiles aux pétales blanches
Et de rêves malinois
Eux seuls avaient compris
S'étaient entiers emplient
Du fusain établit
Au creux de leur esprit
Par celle qui imprégnait la terre
Exaltant un parfum millénaire
Celui d'un sentiment plus puissant que l'autre
L'amour indeffectible apôtre
Tous deux sont frères jumeaux
Mais lorsque l'un fait prendre plaisir et souffrir
L'autre est un beaume chaud
Cependant tous deux font grandir et s'ouvrir
Il faut taillader le nerf
Et aprécier l'amer
Autant qu'adoucir par vers
Et respirer l'essence de terre